Certains journalistes font tourner la roue en arrière. Leurs
contributions se font sans le respect dû aux faits scientifiquement
établis et reconnus. Labêtissement est porté
à un haut niveau, alors que les aspects tant botaniques, thérapeutiques
que juridiques du chanvre se retrouvent à un niveau sensiblement
plus bas, jusquà se fondre dans linsignifiance.
L'autocensure et la diffusion d'informations erronées exercent
un effet négatif sur le processus de formation de l'opinion
publique, avec pour conséquence que les lecteurs, auditeurs
et téléspectateurs suisses d'aujourd'hui en savent moins
sur les réalités du chanvre et de la loi qu'il y a neuf
ans, lorsque l'ASAC initia la renaissance de la culture du chanvre
en Suisse. A imaginer que la police d'un pays musulman, donc opposé
à l'alcool, séquestre des pépins de raisin sous
prétexte qu'ils pourraient servir à la production de
Cognac, les médias d'ici n'auraient pas de mots assez durs
pour telle bouffonnerie - en quoi ils n'auraient nullement tort. Mais
quand des graines de chanvre sont en Suisse séquestrées
par la police, sous prétexte qu'ils peuvent servir à
la production de 'haschisch', alors les médias helvétiques
ne disent rien, ne protestent pas et ne font rien, se contentant d'en
prendre connaissance et de publier le fait, comme si le séquestre
de graines de chanvre était la chose la plus naturelle au monde
et qu'il en avait toujours été ainsi.
Pas dattitude critique envers les déclarations dautorités
étatiques ou semi-étatiques, pas de sens des nuances,
pas de connaissance acquise par soi-même, pas même lenvie
de savoir, de connaître ce qui est vraiment, telles sont les
traits saillants des journalistes hôtes de la rubrique cave
scribendem. Une observation toujours vérifiée
est que ceux qui le moins osent la vérité, en matière
de chanvre, sont justement ceux qui réclament, souvent à
grands cris, plus de justice, plus d'honnêteté, plus
de transparence mais toujours à condition que cela vise
des évènements du passé, du futur ou alors
très loin de l'endroit ou ils se trouvent - la palme à
ce jeu étant remporté haut la main par l''Hebdo' et
Le Temps'. Si l'obscurantisme à propos du chanvre s'est
largement étendu cette dernière demi-douzaine d'années,
c'est pour une part grâce aux journalistes mentionnés
dans cave scribendem: Tous réclament la libéralisation
du chanvre et aucun nose ou ne veut dire que le chanvre est
déjà libre selon la loi en vigueur. En vérité,
ils font penser au journaliste qui assiste à un viol, s'en
lamente et crie à tue-tête que cela est une honte -
mais ne touchera pas au bâton pour assommer le violeur. En
effet, si le viol cessait, de quoi le journaliste ferait-il ses
choux gras..?